mercredi 11 juillet 2007

Où je redescends du Mont Adrénaline avec (presque) tous mes morceaux.

Toujours le lundi 16 avril. 

Les lèvres rouge cerise s’immobilisent.

Les trois derniers mots résonnent dans ma tête quelque temps, puis j'atterris brutalement dans le bureau vert pâle de la docteure Bistouri.- La semaine prochaine.
Vous m'opérez la semaine prochaine? Je ne reconnais pas ma voix, on dirait qu’elle provient d’un vieux magnétophone à ruban. Au ralenti.

Ces trois mots frappent plus dur que le mot tabou, cancer. Ils le matérialisent, là, tout de suite. Tout de suite.

Pas le temps d’apprivoiser l’idée, de la lancer en l’air comme un moineau de badminton, de l’examiner sous tous ses angles tandis qu’elle voltige, de retaper dessus pour l’envoyer loin, gagner quelques secondes, préparer la réplique.

Au fait, quelles sont les règles de ce nouveau jeu? Pas le temps, pas le temps. La partie est commencée. Faudra apprendra en jouant.

Dans un ultime essai de repli stratégique, la voix enregistrée au ralenti demande si on peut reporter çà un peu, un tout petit peu…
(Et se retient d’ajouter : je sais pas moi, après l’été par exemple, le temps d’aller à la mer! Tellement longtemps que je l’ai pas vue, entendue, regardée avec crainte, effleurée du bout des orteils, finalement affrontée en enjambant les vagues et en plongeant tête première, moitié délice, moitié terreur, dans l'écume qui lève, lève, lève.)
Rien qu'un peu?

(Et puis, z’ont pas des listes d’attente interminables, les hôpitaux, à en croire les nouvelles? Et j’aurais pas le droit d’être au bout d’une interminable liste d’attente comme tout le monde?)

Lentement, la docteure Bistouri lève les yeux de mon dossier, se tourne vers le calendrier et réfléchit.
- Si vous préférez, je peux vous opérer dans deux semaines, le mardi 1er mai. Mais pas plus tard.
Ses yeux se fixent droit dans les miens pour ajouter:
- Ce ne serait pas raisonnable.
Devant l’incontournable, mon cerveau lance le logiciel de traduction simultanée couleurs-mots. Dommage pour le joli tableau. Bien envie de rester suspendue à me balancer dans la boucle rose, tête en bas.

Ne pas se poser comme un papillon insouciant sur le rouge à lèvre rouge cerise, ne pas se réfugier dans le tic tac de l’horloge. Demeurer là, accueillir la nouvelle réalité. Faire face. Les yeux dans les yeux. Le taureau par les cornes et autres clichés animaliers de minotaures affrontés et vaincus. Tout peut servir, ne pas sous-estimer la puissance de l’image mythique.

Faut pas faire la difficile quand on vous annonce votre date d’expiration probable à moins d’intervention immédiate. Négocier le négociable, s’adapter au reste.- Vous savez, vous avez de la chance d’avoir été dépistée au stade précoce.
Ah bon? J’avais pas pigé, là. Vu comme çà... on débouche le Bordeaux!

Vous disiez? Au stade précoce?…

Après la stupeur, l’instinct de survie. Un tsunami déferle sur moi et m’insuffle une vigueur insoupçonnée. C’est la mer qui vient à moi cette année.
En toussant pour recracher l’écume avalée, j’aperçois mes petits-enfants à naître, tous ces livres pas encore lus, ces repas à partager, ces lettres à écrire et à recevoir. Quand mes pieds touchent le fond, la vigueur de mon élan pour remonter me surprend.

HEY! YOU UP THERE!
OR DOWN HERE?
OR ANYBODY ANYWHERE!
(et me rappelant que je suis athée)
OR YOU, NOBODY NOWHERE!
I NEED TIME! AND I WILL FIGHT FOR IT!

Je vous écoute, docteure Bistouri.

Elle explique.
- La forme du cancer : un carcinome canalaire, le plus courant, 70% des cas, formé dans les canaux galactophores.

Peut se présenter sous deux formes: une forme insitu (localisée) ou invasive (qui se répand dans les tissus du sein, puis migre vers d’autres parties de l’organisme via le système lymphatique et/ou le sang, pour former éventuellement des métastases.).

Laissez-moi deviner : la mienne est invasive et profiterait volontiers de mes vacances à la mer pour voyager à son tour vers mon foie, mes os, mes poumons ou mon cerveau? (Les quatre Club Med de prédilection du cancer du sein).

La docteure B pointe son index vers moi et s'écrie:
- Bingo! (Bon bon, je le concède, ni index pointé, ni bingo).

Les lèvres rouges poursuivent.
- La taille de la tumeur semble à un stade précoce, mais on ne la connaîtra de façon certaine qu’à la chirurgie.Elle est hormonodépendante, comme la majorité des cancers du sein. Une bonne nouvelle. Elle répondra bien au traitement anti-hormonal, cela nous procure une arme de plus.
Ouf. À quelle heure la récré déjà? Si on faisait une mini-pause, histoire d'inspirer par le nez? La docteure Bistouri ne doit pas faire de yoga. Elle reprend.- Autres données fournies par la biopsie. Le grade: sur une possibilité de 3 degrés, mesurant l’agressivité de la tumeur et sa propension à se propager, votre tumeur est de grade 2.
Au beau milieu de l'échelle, ni plus, ni moins.

- Ah oui, une bonne nouvelle (tout de même) : le HER2 est ressorti négatif.

La chirurgienne s’attendait à mon regard en forme de ??? Elle poursuit.- Chaque cellule saine du sein contient deux copies du gène HER2. Il arrive parfois qu'il y ait trop de copies dans une cellule, ce qui engendre la surproduction de la protéine HER2.

On parle alors de HER2 positif, ce qui n'est pas votre cas et c'est une bonne nouvelle; signifierait un plus mauvais pronostic (chances de survie sans récidive dans 10 ans), une agressivité plus élevée de la tumeur et... des traitements en conséquence.

Toute à la joie inopinée de me savoir HER2 négative, et exemptée des inquiétants traitements en conséquence, je n’insiste pas pour en connaître les détails. En comparaison, la chirurgie devient soudain une formalité anodine, voire une partie de plaisir.

Je conserve les deux semaines de répit qu’on m’accorde, mais tout voyage à la mer est désormais relégué dans un futur accessoire. C'est fou la capacité humaine à se revirer sur un dix cennes.

Combien de temps l’arrêt de travail?- Eh bien, pour ce qui est de la chirurgie environ deux semaines, si tout se passe bien.
Et que peut-il se passer... d’autre?
- Parfois la tumeur est plus grande que prévue, par rapport à ce qu’on a décelé à la mammo.
J'en déduis qu'en pareil cas l’arrêt de travail est un peu plus long. La bouche rouge cerise reprend.
- Un mois après la chirurgie, vous recevrez des traitements de radiothérapie. Nouvel arrêt de travail. Environ 2 mois.
Et comment se déroule la chirurgie?
- Je retirerai la tumeur ainsi qu’ une marge autour. De plus, je dois retirer un ganglion sentinelle dans l’aisselle. Vous aurez deux cicatrices.Ganglion sentinelle?
- Autrefois, on retirait tous les ganglions axillaires. Maintenant, une nouvelle technique en médecine nucléaire permet d'identifier le ganglion sentinelle, soit le premier d'une sorte de chaîne de ganglions du système lymphatique. On ne retire que celui-là dans un premier temps. On l'analyse en pathologie.Si on ne trouve aucune cellule cancéreuse dans le ganglion sentinelle, cela signifie que le cancer du sein ne s’est pas encore propagé aux autres ganglions lymphatiques (l’entrée de l’autoroute vers les métastases). On épargne ainsi les petits amis ganglions qui suivent, lesquels poursuivront leur mission d'empêcher les infections au bras, en cas de coupure et autres joies de la vie.
Et si le ganglion sentinelle est atteint?
- On doit réopérer et retirer tous les ganglions axillaires. Risques d’infections accrus, mais chances de survie aussi.
À la guerre comme à la guerre. C'est tout...?

- Non. Pause. Après l'analyse pathologique de la tumeur et du ganglion retirés à la chirurgie, on pourra établir le plan de traitement.
Le plan...? Je croyais qu'on arrivait à la conclusion et vous me parlez du plan?

Regard compatissant de la docteure B.- Dans tous les cas, ganglions négatifs ou positifs, on vous opère et vous recevez de la radiothérapie. Habituellement 20 traitements.

De plus, vous recevrez une antihormonothérapie: soit par le médicament Tamoxiphène pendant 5 ans, soit par l’ablation des ovaires, suivie du médicament Arimidex. On préfère généralement la seconde option, plus efficace pour contrer les méchants oestrogènes, lesquels constituent un danger accru de récidive, ou de nouveau cancer du sein une fois qu'on a déjà donné. Donc possible chirurgie gynécologique.

Et en cas de ganglions positifs?- Dans ce cas, à tout ce que j'ai déjà décrit, s’ajouterait... la chimiothérapie.

La ...

Subitement le logiciel de traduction couleurs-mots de mon cerveau tombe en panne.

J'aperçois une petite chaloupe sortant du mur vert pâle derrière la docteure Bistouri. Je saute dedans, me roule en boule et m’endors pour au moins, je l'espère, cent ans.

Je suis une princesse rebelle dans sa chaloupe de bois dormant.

Et surtout, dans un monde où le mot chimiothérapie n’existe pas.

À suivre.

Image: Chantal Bourgeois, Vague métallique.
Carnet urbain, 2006

vendredi 6 juillet 2007

Où j'atteins le sommet du Mont Adrénaline

Le lundi 16 avril, la docteure B, chirurgienne en oncologie, porte un sarrau blanc sur un chemisier rouge vif.

Le ruban rose y trône curieusement épinglé à l'envers, tête en bas, signe d'un horaire surchargé.

Son regard cherche le mien, amorce douce et silencieuse évinçant toute légèreté de l'entretien à venir. Le diagnostic est nommé avant de l'être.

Sa bouche se met à se mouvoir en énonçant des sons. Je la contemple, subitement fascinée par son rouge à lèvres cerise, par la tache blanche du sarrau, la boucle rose du ruban.

La rondeur des lèvres, le carré du sarrau, la courbe du ruban. Un très joli tableau.

Je pense à Noel Burun, ce personnage souffrant d'hypermnésie de type synaesthete, créé par Jeffrey Moore dans The Memory Artists (Viking Canada, Toronto, 2004.). Sa pathologie consistait à percevoir les mots et les paroles prononcées comme des explosions vibrantes de couleur et non comme des sons chargés de significations.

Petite, chaque jour de la semaine m'apparaissait comme une page de couleur, sur laquelle s'inscrivaient différentes activités: dimanche et lundi affichaient une page blanche, mardi une page orange, mercredi verte, jeudi bleue-marine et vendredi brune.

Il m'amuse de constater, à rebours, que le samedi suscitait dans mon esprit une image indigo, telle qu'issue de l'indigotier, l'arbuste dont on extrait une teinture utilisée pour colorer les jeans.

Et ainsi de suite pour les mois de l'année et les saisons. Les noms des élèves de la classe évoquaient une combinaison plus complexe de fréquences d'ondes lumineuses, cette notion perceptive que nous appelons couleur.

Rouge, blanc, rose.

Telle est l'image cristallisée de l'instant précis où la docteure B m'annonça qu'elle m'opérait la semaine suivante pour un cancer du sein.







Image: Chantal Bourgeois, Tableau amérindien.
Carnet Urbain, 2006

http://www.bourgeois.tv/

mercredi 4 juillet 2007

Où Future Patiente escalade le Mont Adrénaline.

Le lundi 29 janvier, Future Patiente subit sa première mammographie à la Clinique du sein. L'esprit ailleurs, scotché au travail: un nouveau groupe à former, des détails de dernière minute à résoudre, le matériel, le plan de formation...

Sur la mammo, rien à dire. Pas le moindre soubresault d'inquiétude. Routine destinée à rassurer la docteure W, cette grande inquiète, relativement à un tout petit nodule de rien du tout au sein gauche, à peine de la taille d'un smarties.

Future Patiente répond distraitement aux questions de la technicienne en radiologie; non ça ne fait pas mal, oui l'hiver est long.

Le 19 février, Future Patiente rencontre la docteure W à la demande de cette dernière. Voilà qui est contrariant. Depuis quand les médecins initient-ils les rendez-vous?

La docteure W lit le rapport à haute voix. Le nodule au sein gauche paraît être un simple fibroadénome, rien d'affolant: une échographie permettra de distinguer sa nature solide (inquiétante) ou liquide (bénigne).

Par contre, le radiologue a détecté des microcalcifications suspectes au sein droit: il recommande un cliché agrandi. Future Patiente hausse le sourcil droit. Des microquoi? Jamais entendu parler. Explications divulguées: dépôts de calcium dans le sein, parfois signe précoce de quelque chose à surveiller. Entre 10% et 15% des femmes doivent subir des examens additionnels après une mammographie. Bon, j'ai des ptit'zamies! Toujours eu un penchant pour minorités et marginaux.

La Clinique du sein vous contactera pour vous convoquer aux nouveaux examens. Rehaussement du sourcil droit: même les rendez-vous hospitaliers se précipitent à ma rencontre? La chirurgienne vous verra après les tests. Chirurgienne? Alors là, froncement de sourcils, carrément.

Le 28 mars, Future Patiente subit une seconde mammo au cliché agrandi et une échographie en matinée. Elle rencontre le radiologiste qui se fait rassurant: le fibroadénome à gauche s'avère bénin.

Quant au côté droit... 80% des microcalcifications suspectes s'avèrent bénignes. Cependant, on ne peut faire l'économie d'investiguer davantage: si jamais, au bout de six mois, une tumeur maligne était finalement diagnostiquée, vous nous reprocheriez, avec raison, ... etc. Il recommande une biopsie. Un prélèvement de tissu du sein pour en faire l’analyse pathologique et permettre un diagnostic précis.
 
En après-midi, rencontre avec la docteure B, chirurgienne en oncologie. Elle réitère les statistiques; probabilité élevée de figurer dans le 80%, mais... etc. Une biopsie avec l'appareil Mammotome est requise. Déterminera bénignité ou malignité du foyer de microcalcifications au sein droit: autrement dit, si cancéreux ou pas.

Can... Personne n'avait encore prononcé ce mot. Pour la première fois depuis janvier, l'esprit de Future Patiente réintègre son corps et devient Je, ici, maintenant. Envolés les élèves, le plan de formation, les collègues: relégués dans le grand tiroir étiquetté second plan.
 
Où Future Patiente devient une première personne du singulier.

Le lundi 2 avril,  biopsie au Mammotome: me voici couchée sur le ventre, sur une table spéciale dotée d'un trou, au travers duquel passe le sein droit, dans le vide, vers le bas. La table est ensuite hissée vers le plafond, avec moi dessus, de sorte que la tête du radiologiste, debout à côté de la table, arrive juste à la hauteur de mes yeux. La technicienne et lui s'assoient sous la table pour l'intervention.

Sensation d'être une voiture au garage. Le garagiste explique à la voiture ce qu'il s'apprête à faire. La voiture se retient de rire: après tout, l'heure est grave.

Le garagiste localise la lésion à l’aide de radiographies reliées à un ordinateur et procède à la biopsie sous anesthésie locale. L'appareil au mammotome utilise une aiguille qui pratique une insertion et prélève, par aspiration, les microcalcifications suspectes. (Je pouffe: le garagiste passe l'aspirateur dans la voiture! La technicienne me demande si ça va. Pffff... fvvoui, hihihi! Je m'efforce de trouver la situation dramatique. Et repouffe. Tanpis pour la réputation de ma santé mentale. Dans ma posture, toute dignité est déjà perdue!)

Soudain, une douleur vive, malgré l'anesthésie: le radiologue et la technicienne s'agitent: petit accident de parcours, rare, une rupture d'un petit vaisseau et un saignement intempestif empêchent le médecin de voir clair et de poursuivre le prélèvement.

Heureusement, il avait déjà réussi à retirer quelques microcalcifications. Le pathologiste va être en mesure de faire son travail: cancéreux, ou pas? Réponse à venir dans deux semaines.

En attendant, la technicienne doit colmater la mini-plaie, qui saigne toujours. On redescend la voiture et nous jetons un coup d'oeil à la fuite: un jet dru! Surgit une image lointaine: Ding et Dong le film (par Alain Chartrand, Québec, 1990), un personnage d'actrice de théatre joue une dulcinée blessée à mort. Pour simuler le sang coulant de son sein, un tuyau est installé sous le costume, branché à un distributeur de liquide rouge, le faux sang. Quelqu'un perce le tuyau sous la robe par mégarde, le faux sang se met à gicler partout, dru, intarrissable, et une mêlée générale s'ensuit, laquelle m'avait laissée perplexe mais que ma tendre moitié avait jugé digne de la commedia dell'arte. J'imagine la première page d'un tabloïd demain matin: Morte au bout de son sang à la Clinique du sein! Sourire. La technicienne répond à ma grimace: elle en a vu d'autres.

Suivent deux semaines d'alternance entre un Je inquiète (dans le 20%?) et un Je zen (mais non, dans le 80%, calmes-toi pompon). Inconfort de l'incertitude. Période ponctuée par une augmentation significative de mes séances de jogging et de yoga. Vivement le 16 avril.


Image: Chantal Bourgeois, Éclat 2.
Exposition Carnet Urbain, 2006

Où débute l'aventure de Future Patiente.

Le lundi matin 15 janvier, la docteure W, omnipraticienne dans un CSLC, effectue l'examen annuel des seins de Future Patiente tout en devisant de tout et de rien.

La conversation, au demeurant fort sympathique, n'écarte pas la docteure W de son attention minutieuse à l'examen.

La docteure W évoque ensuite la pertinence d'une mammographie, compte tenu de l'aspect indéchiffrable de certains nodules pressentis à l'examen. Future Patiente n'a pas encore atteint l'âge de 50 ans, marquant le début, au Québec, des mammographies systématiques aux deux ans.



Mais la docteure HW préconise une approche préventive en ces matières. Elle incite Future Patiente à ne pas reporter la prise de rendez-vous, même si aucune inquiétude sérieuse ne plane.



De retour au bureau, Future Patiente tombe par hasard sur la requête pour mammographie en fouillant dans son sac en après-midi. La classe machinalement sur le dessus d'une pile de À FAIRE. Se ravise, le reprend, comme si la docteure HW l'observait, et compose le numéro de la Clinique du sein. Rendez-vous fixé, note à l'agenda, affaire classée.



Ainsi s'achève l'épisode somme toute banal du 15 janvier. La narratrice présente ses plus plates excuses pour la piètre montée dramatique de ce récit.



Toutefois, leur narration s'inscrit dans un nécessaire hommage à la docteure W, et à son choix du réseau public de la santé pour y exercer une médecine de haute distinction.



Future Patiente l'ignore encore, mais la vigilance de sa docteure préférée se traduira pour elle en une augmentation drastique de chances de survie et de guérison à long terme. Et que dire de la différence entre une simple tumorectomie (retrait de la tumeur et du ganglion sentinelle) et une mastectomie complète (ablation du sein et des ganglions axillaires)?






Image: Joan Miró, The White Glove, 1925.
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